Revenir à Le Reiki

Articles concernant le Reiki

La foi dans la pratique du Reiki

Foi et Reiki

J’ai pu lire dans un manuel de Reiki Usui du 2ème degré qu’il n’était pas utile d’avoir la foi pour donner ou envoyer du Reiki en direct ou à distance. Cela m’a évidemment interpellé car pour l’instant je suis persuadé de l’inverse. Il me paraît difficile de pratiquer le Reiki avec conviction, et évoluer spirituellement avec l’aide de cette technique si nous n’avons pas la foi !

Bien évidemment je ne pense pas qu’il s’agissait pour l’auteur de la foi dans une religion ou dans un Dieu révélé. Il me semble que ça serait une erreur de considérer que la foi ne peut être que religieuse. A mon sens la foi est « le carburant » de notre propre évolution quelque soit le plan de notre être sur lequel on se place. La foi n’est pas nécessaire que dans la pratique du Reiki, mais elle est bien le préalable indispensable qui va nous permettre la mise en action de nos intentions, l’impulsion qui va permettre notre propre évolution. Frédéric Lenoir donne l’exemple du bébé qui a une foi totale en ses parents, lui permettant de s’abandonner et de grandir, pour illustrer que la foi est omniprésente dans notre existence, à des degrés plus ou moins importants selon chacun bien évidemment. Notre foi peut donc se porter sur tous les domaines de notre vie, c’est à dire sur Dieu, mais aussi sur l’humanité, la science, la patrie, les hautes valeurs morales, le travail, soi-même, l’Énergie Universelle… sans oublier la pratique du Reiki !

Foi et croyance

La foi est constituée selon moi de croyances relatives à des phénomènes non tangibles, mais surtout pour lesquelles nous avons une confiance absolue et à toute épreuve. C’est bien grâce à cette foi que les croyances vont pouvoir se matérialiser dans la matière.

A ce stade je voudrais dire quelques mots sur les croyances. Dans le milieu du développement personnel les croyances sont quasi-systématiquement associées à des blocages ou à des phénomènes qui empêchent ou limitent notre évolution. On parle de croyances limitatives. On en viendrait presque à culpabiliser aussitôt que l’on décèle la présence d’une croyance dans notre système de valeurs ou notre façon de penser. Or les croyances peuvent être aussi « positives » et non limitatives. Je pense que la notion de croyance est intrinsèque à la condition humaine, et nos croyances sont absolument indispensables pour que l’on se « mette en action », qu’elles sont en fait vitales et qu’elles participent à qui nous sommes, elles sont le moteur de notre existence. Aurait on envie de se lever le matin si l’on ne croit en absolument rien ? Mais les croyances étant produites exclusivement par le mental et les fonctions cognitives, il est effectivement important de faire preuve de beaucoup de discernement pour filtrer ces croyances limitatives, et les exclure, autant que faire se peut, du système de croyances sur lequel nous allons nous construire.

Lorsque nous ne nous posons plus aucune question au sujet d’une croyance (positive), et que nous l’avons définitivement acceptée comme vraie et sans faille, cette croyance échappe au mental et à l’intellect pour exister maintenant dans le domaine de l’émotionnel. Ainsi la foi en une croyance est née. La foi est à l’émotionnel ce que la croyance est au mental, et elle permettra de mettre la croyance en action, de la concrétiser et de l’incarner et de la matérialiser dans la matière comme cela a été dit.

Par exemple c’est bien la foi qui va faire qu’une prière fonctionne. Si on ne croit pas au fait de prier on peut réciter sans conviction la prière en boucle et rien ne se passera. Il en est de même pour le Reiki. Si on ne croit pas au Reiki, à l’Énergie Universelle, à nos capacités à canaliser et à retransmettre cette énergie, et si nous n’avons pas la foi dans le fait que cette énergie agit pour ce qu’il y a de mieux, même lorsque les résultats ne sont pas visibles et immédiats, comment peut-on pratiquer ?

Au 1er degré cette notion de foi est peut être moins présente car nous sommes encore en contact avec la matière. On pratique directement sur une personne, nous ressentons la chaleur, la personne a aussi des ressentis, elle a peut-être eu des douleurs, des émotions, des sensations qui se sont déclenchées ou estompées. Tout cela est quasiment quantifiable, mesurable, c’est presque rationnel et donc cela se passe de la foi. Mais au second degré de Reiki Usui nous allons influer et agir sur des énergies plus subtiles, impalpables, sur des domaines qui échappent peut-être à l’analyse cognitive ou rationnelle, sur l’inconscient. Dans ce cas comment pratiquer si nous n’avons pas la foi ? Comment envoyer du Reiki aux défunts ou sur notre karma si nous n’y croyons pas ?

Nous apprendrons au cours des enseignements que la pratique du Reiki du 2ème degré se fait par l’utilisation de symboles. Comment pratiquer avec les symboles si on n’y croit tout simplement pas ? Cela reviendrait à prier sans croire à la prière ! Absurde !

Dans ce cadre la foi pourrait correspondre à une expérience intérieure qui ne peut pas être appréhendée par les cinq sens, ni peut être même justifiée par le raisonnement rationnel.

Foi et confiance

Pour ma part la foi correspond au point le plus ultime de la confiance. D’ailleurs foi et confiance ont la même racine latine : fides. Cette confiance ultime arrive justement dès lors que rien ni personne ne peut nous faire douter de notre croyance, car nous avons cette intime conviction au plus profond de nous que notre croyance est vraie. Cette confiance inconditionnelle constitue bien le seul véritable obstacle aux doutes et aux peurs qui entraveraient notre pratique du Reiki Usui. Comment peut on envoyer de l’Amour pour ce qu’il y a de mieux, si nous sommes dans une peur de ne pas en être capable, de mal faire, de ne pas être juste, d’échouer, ou pire encore de faire du mal…. Bien évidemment qu’il est quasi impossible de pratiquer correctement si nous ne sommes pas dans cette confiance aveugle au Reiki, mais aussi dans nous même.

Grace à la foi tous nos doutes, nos peurs, nos transpositions mentales… sont écartées de notre cœur et nous pouvons envoyer du Reiki dans la sérénité et la paix intérieure.

En parlant de doute, il est possible que chacun ait pu douter à un moment ou a un autre de sa pratique, avec plus ou moins d’intensité. Si tel est le cas et que malgré tout vous continuez à pratiquer, c’est bien que ce doute a été surmonté ? Qu’est ce qui a permis de surmonter ces doutes ? La ténacité, l’entêtement, la persévérance, la volonté…. oui tout ça en même temps probablement, mais aussi la foi dans le Reiki. Sinon vous vous seriez laissé envahir par les doutes !

Foi et espérance

L’espérance ne doit pas être confondue avec l’espoir. L’espoir s’adresse à la vie « matérielle » de tous les jours. Nous avons espoir que ceci ou cela se produise. Or dans la pratique du Reiki Usui l’espoir n’a pas sa place car nous savons que cette énergie ne nous appartient pas, que le soin lui-même ne nous appartient pas et que nous n’en sommes que l’instrument. Les résultats d’un soin nous échappent en totalité, et d’ailleurs peu importe puisque nous avons la foi que l’énergie agit pour ce qu’il y a de mieux pour le receveur. Nous avons foi en cela, donc point d’espoir dans la pratique du Reiki Usui. En revanche l’espérance est la deuxième vertu théologale, qui s’adresse à la vie spirituelle et dont le sens est à rapprocher de la notion de confiance sans limite. De ce point de vue est ce que l’espérance pourrait compléter nos propos sur les thèmes de la foi, des croyances et de la confiance ? Pourrions-nous condenser tout cela en qualifiant le praticien Reiki d’ « Espérant » ?

Patrick Labataille

février 2018

Espace Ki-Zen * Reiki Usui * Massages * Soins et formations